Pendant la majeure partie de ma vie, j'ai ressenti des émotions d'une intensité souvent accablante. Étant une personne hypersensible, j'ai grandi avec la conviction qu'il y avait quelque chose qui clochait chez moi : pourquoi ressentais-je autant , si intensément ? Il m'a fallu des années de travail personnel, ainsi que des études supérieures en intelligence émotionnelle et en neurosciences, pour comprendre que ma sensibilité n'était pas une faiblesse, mais une boussole intérieure d'une grande précision.
Aujourd'hui, j'aide les femmes en transition à développer cette même compréhension : les émotions ne sont pas des obstacles à contrôler, mais des messagères. Apprendre à les décrypter nous permet de renouer avec la clarté, la vérité et la liberté personnelle.
Les origines des émotions : une histoire écrite dans le cerveau
Les émotions font partie intégrante de l'expérience humaine depuis bien avant le langage et la logique. Elles prennent naissance dans le système limbique , l'une des plus anciennes couches du cerveau. Des structures comme l' amygdale ont évolué il y a des millions d'années pour traiter des signaux vitaux à notre survie.
Bien avant que nous développions les capacités rationnelles et de raisonnement du cortex préfrontal , les émotions guidaient nos ancêtres dans un monde dangereux. Leur fonction première était simple : nous maintenir en vie.
La science identifie cinq émotions fondamentales : la peur, la colère, la tristesse, la joie et le dégoût. Chacune joue un rôle dans l’évolution.
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La peur déclenche la libération d'adrénaline, ce qui nous permet de fuir le danger.
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La colère nous donne l'énergie nécessaire pour protéger nos limites.
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La tristesse signale un besoin de repos, de réflexion ou de soutien.
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La joie nous incite à répéter ce qui contribue à notre survie et à notre bien-être.
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Le dégoût nous protège des dommages, qu'ils soient physiques ou émotionnels.
Chaque émotion active des voies neurochimiques spécifiques — adrénaline, cortisol, ocytocine, dopamine — qui préparent le corps à une action particulière. Le plus fascinant, c'est que malgré l'évolution de notre environnement moderne, notre système émotionnel fonctionne toujours comme si le danger pouvait se cacher derrière chaque buisson.

Pourquoi ressentons-nous encore les choses intensément dans un monde moderne ?
Dans notre mode de vie actuel, la plupart des « menaces » ne sont plus physiques.
Ce sont des facteurs psychologiques : l’incertitude, la pression sociale, le stress au travail, les conflits, le changement.
Pourtant, le cerveau réagit de la même manière primitive.
Un courriel décevant, une conversation difficile ou un sentiment de décalage au travail peuvent déclencher les mêmes mécanismes émotionnels qui avertissaient nos ancêtres de la présence d'un prédateur affamé. L'émotion est bien réelle, mais le danger, lui, ne l'est souvent pas.
C’est là que l’intelligence émotionnelle devient essentielle.
Les émotions comme boussole, et non comme ennemie
Au cours de mon propre cheminement de guérison, j'ai appris à considérer les émotions comme un système de guidage , un GPS interne extrêmement précis.
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Quand quelque chose vous passionne, c'est de l'information.
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Quand quelque chose vous épuise, c'est aussi une forme d'information.
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Lorsque la peur apparaît, c'est un signal de protection, et non un ordre.
Nous pouvons faire une pause, respirer et nous demander : cette émotion est-elle justifiée dans cette situation ?
Parfois oui. Parfois, c'est simplement un ancien programme qui se réactive.
Dans les deux cas, nous pouvons choisir notre réponse.
Au lieu de lutter contre l'émotion, nous pouvons la remercier pour le message qu'elle nous transmet et avancer ensuite avec lucidité. Ce doux dialogue intérieur est le fondement de la souveraineté émotionnelle.
Lorsque nous réprimons nos émotions, nous épuisons notre énergie.
Il existe un lien profond entre les émotions et les niveaux d'énergie .
Lorsque nous nions ou refoulons ce que nous ressentons, notre système interne entre en conflit.
Le cerveau tourne en boucle, tentant de comprendre le décalage entre ce qui est ressenti et ce qui est autorisé à être ressenti. Cette boucle consomme une énergie mentale considérable et peut nous épuiser sans que nous en comprenions la raison.
Je dis souvent à mes clients :
« Vous avez toujours de l’énergie, mais parfois votre système émotionnel l’utilise toute. »
Lorsque nous rejetons ce qui échappe à notre contrôle, notre système nerveux se met en alerte. Nous gaspillons alors notre énergie émotionnelle et cognitive à lutter contre la réalité.
Mais lorsque nous nous autorisons à reconnaître pleinement une émotion, sans jugement, nous mettons fin à la guerre intérieure. Nous récupérons l'énergie qui était emprisonnée dans la résistance.
C'est ici que le calme revient.
C'est là que la clarté apparaît.
C'est là que commence l'amour de soi.
L’alignement émotionnel n’est pas une perte de contrôle, c’est la liberté.
On croit souvent à tort que ressentir intensément ses émotions ou les reconnaître signifie perdre le contrôle. En réalité, c'est tout le contraire.
Lorsque nous abandonnons cette autoprotection constante et que nous nous autorisons à nous aligner sur nos véritables valeurs, nous créons un espace pour :
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des décisions plus calmes
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clarté intuitive
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force intérieure
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résilience émotionnelle
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connexion authentique à soi-même
Nous ne réagissons pas de manière impulsive.
Nous devenons réactifs.
Nous cessons de vivre en état d'alerte et commençons à vivre avec un but précis.
C'est là le cœur de l'intelligence émotionnelle affirmée.
C'est le fondement du travail de transformation que j'accomplis avec les femmes qui viennent me voir dans des moments de transition.
Et tout commence par une vérité simple :
Vos émotions ne sont pas le problème. Elles sont le langage de votre âme.
Pour commencer votre parcours, consultez ma page de coaching de vie : https://ananda-hum.com/pages/transformational-life-coaching-online-women-transition
